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Héléna Darcq

Biography

Née à Paris en 1984, je travaille et vis à Bruxelles.
En 2005, je suis partie en Chine pour travailler dans une radio d’Etat. A la suite d’une rencontre avec un peintre à Pékin et d’un apprentissage à ses côtés, j’ai débuté une recherche artistique personnelle. Je suis retournée suivre les enseignements de calligraphes en 2009.
Je me suis formée par la suite dans des ateliers au sein de plusieurs académies des Beaux-Arts (en gravure et dessin, actuellement en céramique). J'expose mon travail régulièrement depuis 2011. J’ai été sélectionnée pour plusieurs prix artistiques en 2017, 2018 et 2019 (Louis Schmidt, Woluwé Saint-Pierre). J'ai reçu le 1er prix de la ville d'Antoing (novembre 2018), le prix Pierre-Paul Hamesse (décembre 2018) J’ai été sélectionnée pour Art Truc Troc& Design 2019 à Bozar à Bruxelles et pour le prix artistique de la ville de Tournai.

Dans mon travail, je défends une certaine pauvreté du matériau (bois, plâtre, cire, silicone...) peut-être parce qu’elle me ramène à une simplicité, une épuration des possibilités. Le monde que mes pièces habitent est un monde très simple où l’homme est revenu à une vie primitive.
On peut imaginer qu’il y a eu un bouleversement, un arrêt brutal dans sa quête de développement. Dans ce monde, l’homme a considérablement réduit ses possibilités d’émerveillement. Il doit se réapproprier son environnement, apprendre de nouveau à rêver, inventer des paysages mentaux, de nouveaux contes, mythes, un imaginaire collectif. Il est en quête d’un nouveau paradis.
D’un point de vue plastique, ce monde est intimement lié à la nature car l’homme est ramené à une contemplation de ce qui l’entoure directement. Il doit tirer partie de chaque possibilité que la nature lui offre. C’est donc le plus souvent l’organique et le vivant qui transparaissent à travers ce biais dans mon travail.

Au niveau de la réalisation de mes pièces, j’essaie d’établir, dans un premier temps, des liens très directs avec des lieux ou des matières par la prise d’empreintes ou la récupération d’éléments sur le terrain. Cela m’amène chaque fois vers une histoire à la fois personnelle et collective. Je fais en sorte que le motif de l’empreinte ne puisse pas tout de suite être identifiable. Je veux qu’il reste un détail pris dans un ensemble qui le dépasse, tout en réussissant à faire sens. Il me permet d’introduire dans un volume souvent très structuré, des éléments aléatoires, complètement spontanés, qui s’opposent et dialoguent au même niveau.
Depuis quelques temps, le sujet écologique survient comme un fil directeur dans les trames qui sous-tendent le narratif de la plupart de mes pièces, en écho aux préoccupations actuelles et à l’angoisse qui monte.